Le costume du pays de Mûr - Loudéac:

 

  1.  Période LALAISSE :

 

Costume du Pays Mûr-Loudéac.

A ce groupe, très particulier, appartiennent les communes de:

Mûr-de-Bretagne                                                  Grâce -Uzel
Caurel (partie est)                                                  St-Hervé
St Gilles du Vieux Marché (partie est)                La Motte
St Mayeux (partie est)                                          Trévé                                           
St Martin-des-Prés (en partie)                             St-Caradec
Le Bodéo (en partie)                                             Loudéac
Allineuc                                                                 St-Connec
Uzel                                                                      Hémonstoir
Merléac                                                                 St-Maudan
Le Quillio                                                              St-Barnabé
St-Guen                                                                La Prénessaye
St-Thélo                                                                St-Aignan (partie nord)

Costume du pays Mûr-Loudéac dessiné par F.H. LALAISSE

  1. Le costume de la femme de Loudéac est peu différent de celui de mûr. Dans son carnet de croquis, Lalaisse indique que deux types de coiffes cohabitent: le petit bonnet volanté encadrant étroitement le visage comme à Lamballe et à Montcontour et une coiffe à longues barbes dépliées ou remontées sur le dessus de la tête.

A cette époque la femme porte un corsage ou un petit corselet par-dessus une chemise à col et une jupe de couleur. A cette tenue vient parfois s’ajouter  un petit châle de couleur à motifs (fleurs, carreaux…)

  1. L’homme porte un pantalon à pont de couleur claire, avec une veste longue et un gilet à double boutonnage. Son large chapeau en paille est garni d’un large ruban de velours où y est fixée une boucle.

          
Source: F.H. LALAISSE « Aquarelles et Dessins »

 

 

  1. Période "1900" :

Costume féminin dans les années 1900 à 1920.  

La coiffe

Vers 1850, la coiffe décrite par Lalaisse est grande ; elle recouvre en effet pratiquement toute la chevelure à l’exception d’un chignon très bas dans le cou et les ailes, finement plissées descendent jusqu’au cou et couvrent les oreilles.

  En 1870-1880 la coiffe commence à diminuer ; les ailes ont totalement disparu, le bonnet qui est resté important est resté attaché sous le menton par un large ruban noué sur le côté. Puis l’évolution continue, la coiffe diminue et les rubans qui autrefois se nouaient sous le menton vont servir à faire un nœud à l’arrière. Puis ils vont rétrécir à leur tour pour ne devenir que deux petits fils fins et enfin ils disparaîtront tout à fait.

  A partir de 1900, on commence à aller vers l’allègement du costume, à commencer par la coiffe. Elle ne sera plus alors que le petit capot commun à toute la région Loudéac-Uzel-Mûr. Ce sera sa dernière évolution.

 
 
Le châle

              Ce grand carré de tissu épais plié en deux afin de lui donner sa forme triangulaire était porté pour les grands jours (mariage, pardons,…)

              On reconnaît trois sortes de châles :

  • Le « tartan » : était coloré et ressemblait à un tissu écossais,
  • Le « tapis » : était également coloré. La décoration était essentiellement composée de motifs floraux.
  • L’ « uni » : de couleur et dans les derniers temps noir, il était généralement brodé de guirlandes et de bouquets de fleurs au coton perlé ou au fil de soie. Les bords du châle étaient rehaussés d’un macramé à franges de fils de soie, de coton perlé ou de franges de laine plates.

La pélerine

            Il s’agit d’un petit vêtement que les femmes posaient sur leurs épaules et qui se fermait par un crochet simple. Elle pouvait être tricotée ou taillée dans du velours ou de la fourrure et doublée d’un tissu satiné.

 
Le tablier

           Les matières les plus utilisées étaient : le coton, la moire, le satin, le tulle ou encore la soie.

Pour la vie quotidienne les femmes portent des tabliers de coton à carreaux, à rayures ou unis avec deux grandes poches.

 

Et pour les jours de fêtes, elles arborent leurs plus belles pièces faites dans les plus beaux tissus qu’elles trouvaient souvent au marché. En général, ces tabliers ont une confection plus élaborée que celle des tabliers de tous les jours.

En effet, ils sont plissés à petits plis, surpiqués au niveau de la ceinture, rehaussés d’une dentelle ou d’un galon quelconque et les poches, plus petites sont elles aussi plissées et décorées.

Il existait aussi des tabliers brodés.


Le corsage ou colletin

              Il n’existait pas un type de corsage, les photos peuvent en témoigner. La base était la même pour tous mais la qualité du travail était différente.

La différence se jouait dans le jeu des plis, la présence d’un col officier ou d’une large encolure pour laisser place à la guimpe, des manches plissées à poignets ou l’inverse, le boutonnage apparent ou caché… Bref, c’était selon le désir de ces dames et surtout selon les talents de la couturière du coin. Les corsages étaient unis ou à motifs (petites fleurs, pois, rayures…)

            La guimpe pouvait être réalisée dans n’importe quel tissu et était souvent armée de baleines métalliques. Elle était aussi décorée de dentelles et de galons en tous genre.

 
La jupe

           La jupe est froncée à l’arrière et est laissée plate sur le devant. Elle se portait longue avec beaucoup de tour et était taillée dans un tissu lourd et épais.

Pour donner de l’ampleur à leur jupe les femmes portaient un « boudin » réalisé avec de longues bandes de tissus roulées et cousues sur elles-mêmes. Ce rouleau de tissu s’attachait par un fil sur le ventre. Il permettait aussi de tenir la jupe.

 

  Les bijoux

          La mode pour les femmes est aux sautoirs et aux broches. Certaines osent portés tout comme leurs frères ou leurs maris une chaîne de montre.

Voici quelques photos illustrant la "mode 1900" de nos costumes :

    Les femmes:

        Françoise et Robert

              

Les filles avec leur 2 tabliers

                   

         

. Solene et Marie-Laure dans leurs nouveaux costumes

 

Les hommes:

. Florent, Philippe, Thomas et Vincent