A cette époque la femme porte un corsage ou un petit
corselet par-dessus une chemise à col et une jupe de couleur. A
cette tenue vient parfois s’ajouter un petit châle de
couleur à motifs (fleurs, carreaux…)
Costume féminin dans les années 1900 à 1920.
La
coiffe
Vers 1850, la coiffe décrite par Lalaisse est grande ;
elle recouvre en effet pratiquement toute la chevelure à l’exception d’un
chignon très bas dans le cou et les ailes, finement plissées descendent
jusqu’au cou et couvrent les oreilles.
En
1870-1880 la coiffe commence à diminuer ; les ailes
ont totalement disparu, le bonnet qui est resté important est
resté attaché
sous le menton par un large ruban noué sur le côté.
Puis l’évolution continue,
la coiffe diminue et les rubans qui autrefois se nouaient sous le
menton vont
servir à faire un nœud à l’arrière.
Puis ils vont rétrécir à leur tour pour ne
devenir que deux petits fils fins et enfin ils disparaîtront tout
à fait.
A partir de 1900, on commence à aller vers l’allègement du
costume, à commencer par la coiffe. Elle ne sera plus alors que le petit capot commun
à toute la région Loudéac-Uzel-Mûr. Ce sera sa dernière évolution.
Le
châle
Ce
grand carré de tissu épais plié en deux afin de lui donner sa forme
triangulaire était porté pour les grands jours (mariage, pardons,…)
On reconnaît trois sortes de
châles :
- Le « tartan » : était coloré et
ressemblait à un tissu écossais,
- Le « tapis » : était également coloré.
La décoration était essentiellement composée de motifs floraux.
- L’ « uni » : de couleur et dans
les derniers temps noir, il était généralement brodé de guirlandes et de
bouquets de fleurs au coton perlé ou au fil de soie. Les bords du châle
étaient rehaussés d’un macramé à franges de fils de soie, de coton perlé
ou de franges de laine plates.
La
pélerine
Il s’agit d’un petit vêtement que
les femmes posaient sur leurs épaules et qui se fermait par un crochet simple.
Elle pouvait être tricotée ou taillée dans du velours ou de la fourrure et
doublée d’un tissu satiné.
Le
tablier
Les matières les plus utilisées
étaient : le coton, la moire, le satin, le tulle ou encore la soie.
Pour
la vie quotidienne les femmes portent des tabliers de coton à carreaux, à
rayures ou unis avec deux grandes poches.
Et pour les jours de fêtes, elles arborent leurs plus
belles pièces faites dans les plus beaux tissus qu’elles trouvaient souvent au
marché. En général, ces tabliers ont une confection plus élaborée que celle des
tabliers de tous les jours.
En
effet, ils sont plissés à petits plis, surpiqués au niveau de la ceinture,
rehaussés d’une dentelle ou d’un galon quelconque et les poches, plus petites
sont elles aussi plissées et décorées.
Il
existait aussi des tabliers brodés.
Le
corsage ou colletin
Il n’existait pas un type de
corsage, les photos peuvent en témoigner. La base était la même pour tous mais
la qualité du travail était différente.
La différence se jouait dans le jeu des plis, la présence
d’un col officier ou d’une large encolure pour laisser place à la guimpe, des
manches plissées à poignets ou l’inverse, le boutonnage apparent ou caché…
Bref, c’était selon le désir de ces dames et surtout selon les talents de la
couturière du coin. Les corsages étaient unis ou à motifs (petites fleurs,
pois, rayures…)
La guimpe pouvait être réalisée dans
n’importe quel tissu et était souvent armée de baleines métalliques. Elle était
aussi décorée de dentelles et de galons en tous genre.
La
jupe
La jupe est froncée à l’arrière et
est laissée plate sur le devant. Elle se portait longue avec beaucoup de tour
et était taillée dans un tissu lourd et épais.
Pour donner de l’ampleur à leur jupe les femmes portaient
un « boudin » réalisé avec de longues bandes de tissus roulées et
cousues sur elles-mêmes. Ce rouleau de tissu s’attachait par un fil sur le
ventre. Il permettait aussi de tenir la jupe.
Les
bijoux
La mode pour les femmes est aux
sautoirs et aux broches. Certaines osent portés tout comme leurs frères ou
leurs maris une chaîne de montre.